Début novembre, le 93ème Régiment d’Infanterie est toujours dans la zone du village de Damloup.

Le 3, afin de déterminer le front suite aux différents combats précédents, une reconnaissance, commandée par le Lieutenant PESCHE entre dans le village à la faveur de la nuit et s’empare d’un petit poste allemand, faisant 9 prisonniers. La relève de ce poste ayant lieu peu après, le groupe reste sur place et capture alors la relève allemande. Les Allemands n’occupant donc plus le village, le Général commandant la Division ordonne à une section du 93ème d’occuper le village de Damloup dès le lendemain. Cette action permit d’avance le front de 400 m sur une longueur d’environ 1 kilomètre.

Les 5, 6 et 7, tout le Régiment est relevé et part en train à Salmagne et Ancemont. Dans les derniers combats autour de Damloup, le Régiment perdra 121 soldats dont 30 tués. 3 autres décèderont de leurs blessures et un sera réformé.

L’unité restera là jusqu’au 21 novembre date à laquelle elle repart sur le camp Davoust dans les bois de Nixéville. Bien que dressé, l’état des pertes du 29 novembre ne recense aucune perte quelconque durant cette période de repos.

Mais dès la nuit du 29 au 30 novembre 1916, le Régiment remonte en ligne du des Carrières Nord de Douaumont sur des emplacements déjà connus (MF 3, Quatre-Cheminées, 2600) afin de relever le 65ème RI.

Le terrain est complètement bouleversé et la météo pluvieuse des jours précédents a rendu la zone si boueuse qu’aucun abri ne peut être établi en première ligne.  Avec le retour en ligne, revient le lot de soldats tués, blessés ou disparus : 66 dès la première semaine dans les tranchées. La première relève arrivée, le Régiment part, bataillon après bataillon, vers la citadelle de Verdun pour prendre son repos puis vers Chaumont s/ Aire et Courcelle s/ Aire.

Le repos prend fin le 15 décembre, lorsque le Régiment est amené en autos vers Verdun-Glorieux avant de remonter en ligne la zone PC Adalbert - PC 118 – PC  119 le lendemain.

Dans l’après-midi du 17, le Capitaine CHARRIER, avec deux compagnies du 1er Bataillon, est missionné pour nettoyer le bois des Caurrières de tout le matériel allemand.

La nuit suivante, le Régiment relève deux unités coloniales (2ème Régiment de Zouaves et 2ème Régiment de Tirailleurs) du côté du bois de la Chaume et du bois des Fosses, l’État-major se positionnant quant à lui dans le ravin du Helly.

Qielques tués au cours de la période mais surtout des blessés dont une partie par gelure des pieds en cette période hivernale.

Sur sa droite, se trouve le 137ème RI.

La veille de Noël, les 64ème et 419ème RI viennent relever le 93ème. Celui-ci, par étapes via Faubourg-Pavé et Citadelle, se rendent en repos au Camp DROUOT. Le lendemain de Noël, toute l’unité se porte sur Lisle-en-Barrois et Condé-en-Barrois où ils passeront le changement d’année et aborderont 1917. Ils y resteront jusqu’à la mi-janvier 1917.

93_pertes_novembre_d_cembre_1916

                                                                                                                                                 Harlein Joseph tué le 20 décembre au bois des Caurières

                                                                                                                                              Rapatrié, il a été inhumé dans le carré militaire de sa commune.                                   

93 Harlein J-A tombe

93 Coulon G-F-V tombe

  Coulon Gabriel tué le 23 décembre 1916 cote 347

 

Aucune autre pièce annexe du Régiment n'est disponible à partir de décembre 1916.                                                                                                              Difficile de connaitre précisément les pertes de l'unité à partir de cette période.

Les autres documents porteront sur les prisonniers de guerre des 2 régiments.

Mais le travail sera long.

Merci à tous ceux qui consultent et apportent certaines précisions.