Toujoursdans la "course à la mer", transporté par automobiles jusqu’à Albert (80), le 93ème RI se porte ensuite immédiatement sur La Boisselle (2ème Bataillon) et Ovillers (1er Bataillon) et organise la défensive.

L’ennemi attaque peu après, bousculant un bataillon du 64ème placé en avant puis se dirige sur les positions du 93.

Le 3ème Bataillon, en position à Thiepval subit une grosse cannonade. L’assaut est tel que l’unité entière doit se replier mais se maintient quand même face aux 2 villages cités.

Durant les combats, le commandant Duveau sera grièvement blessé. Sur les quatre hommes portés à son secours, 3 périront et le 4ème sera blessé. Le commandant n’en réchappera pas.

Les pertes pour cette journée sont importantes. Le 93ème se fixera dans cette vallée de l’Ancre dans une zone comprise entre les villages de Ovillers, La Boisselle, Authuille pour, comme les autres unité, débuter cette nouvelle partie de la Grande Guerre dite  « guerre de position ».

Le lendemain, le Régiment reprend l’attaque sur Ovillers et La Boisselle sans réussite malgré une progression de la 9ème Compagnie qui arrive à 50 mètres des barricades allemandes.

Le Régiment continuera les assauts jusqu’au 2 octobre sans succès.

Le 6, un bataillon reprend une partie du bois d’Authuille perdu la veille par le 62ème RI.

Le 10, un bataillon est porté sur Bécourt-Fricourt.

La semaine suivante deviendra plus calme, ponctuée de petites attaques et de patrouilles mais l’ennemi restera maître de La Boisselle. Mais du 18 au 20, de nouveau, les Français reprennent l’offensive sur La Boisselle. Rien n’y fait et les Allemands ne sont toujours pas délogés.

Durant cette période, commence les nouvelles facettes de la guerre : attaque par-dessus (artillerie de tranchée) ou par-dessous (guerre des mines)

Les semaines d’après, la zone est plus calme. Harassé et en manque d’effectif, le 93ème RI ne fera pas beaucoup plus que de petites incursions en terrain adverse afin de jauger les capacités adverses.

A la mi-novembre, plus de 500 recrues de la classe 1914 rejoint le château d’Aveluy. Ce détachement est bénéfique pour combler les manques subis depuis 1 mois et demi et soulager les soldats fatigués par des semaines de combat et de travaux.

En quelques semaines, les pertes de l’unité sont de 400 soldats tués, blessés ou disparus.

Et l'hiver est arrivé.... Le 1er hiver de guerre pour les bélligérants avec son lot de désagréments pour les soldats en ligne.

 

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