Depuis la déclaration de guerre le 2 août 1914, le 93ème Régiment d’nfanterie a parcouru de nombreux kilomètres,93 Michaud G-F tombe

allant jusqu’en Belgique, puis refluant avec les autres unités françaises face à la pression allemande pour se stabiliser sur la Marne en septembre. (àdroite, photo de la tombe de Michaud Georges, porté disparu car inhumé sur le terrain, et dont le corps a été retrouvé en 1916 à Fère Champenoise)

Revigorées par la victoire sur la Marne, les Armées françaises reprennent l’offensive, tentant de déborder les Allemands par des manœuvres  tournantes : c’est la « Course à la mer ».

Le 93ème, par ces bonds successifs finit par arriver fin septembre dans la Somme et se fixe autour du village de La Boisselle, région où il restera jusqu’en novembre.

Pendant toutes ces journées de combat, les officiers d’état-civil font de leur mieux pour tenir à jour les registres de pertes de leurs unités quotidiennement.

Malheureusement, le flou et l’incertitude entourent nombre tous ces évènements.

Le 5 octobre 1914, durant une des rares journées de repos dont peut profiter le Régiment, celui-ci se reconstitue et l’état des pertes se fait plus précis et nombre de soldats sont portés finalement disparus : prisonniers, blessés évacués ou morts sans que la date réelle ne soit connue.

L’officier note même le cas particulier des renforts dont on ne sait rien : « Les hommes partis de La Roche le 28 août au 1er dépôt sont disparus du 30 août au 5 octobre (date de la reconstitution du Régiment) sans qu'on ait pu savoir ce qu'ils étaient devenus et à quelle compagnie ils avaient été affectés. »

 

Au final, sur les 281 soldats portés disparus au cours de cette période,  88 auront trouvé la mort dont 72 au cours des combats.

Pour les autres, certains seront faits prisonniers par les Allemands.

Difficile dans ces conditions d’avoir un registre correctement à jour.

 

93_pertes_aout_octobre_1914