Affaibli par la bataille de Maissin en Belgique, le 93ème RI reflue vers la France comme toutes les unités françaises devant la poussée allemande.

Après avoir repassé la Meuse, le Régiment se fixe dans la région de Noyers et le bois de la Marfée dans les Ardennes le 25 août 1914.

Profitant du répit, des tranchées de fortune sont creusées.

La météo n’arrange pas les choses et, dans la nuit du 26 au 27, des orages et une pluie diluvienne détrempent les champs dans lesquels les soldats se reposent. La fusillade reste pourtant ininterrompue.

Le 27 août, débouchant de la Meuse, les Allemands montent à l’assaut de la crête 346-Noyers.

Le 93ème RI tient les positions entre le bois de la Marfée, la ferme St Quentin et le ravin de Thélonne.

Des bribes d'unités disloquées (dont son régiment frère, le 293ème) prennent position avec les soldats du 93ème et combattent à leurs côtés.

Le feu intensif couche nombre de soldats français qui résistent plus bas (crête 321) en repoussant un bataillon ennemi. Mais en fin de journée, les officiers ordonnent malgré tout le repli, les unités voisines ayant déjà opéré le leur.

Les pertes sont là encore très importantes. Nombre d’officiers sont mis hors de combat : 5 capitaines sont blessés et un décèdera, le commandant Lequeux sera touché mortellement.

Dans la foulée, la journée du 28 se poursuit par une marche de retraite sans être engagé.

En quatre jours, le Régiment subira encore de sévères pertes sans avoir été remis entièrement sur pied suite aux combats en Belgique.

Près de 800 hommes, tous grades confondus, seront  mis hors de combat durant les combats de Chaumont St Quentin.

40 de ces braves sont inhumés dans la Nécropole Nationale "La Marfée". De même, une vingtaine de soldats du 293ème reposent dans cette même nécropole.

 

93_pertes_Sedan_08_2014