En janvier 1916, le 93ème RI est toujours en Champagne dans la région de Tahure.

Alternant entre tranchées et repos, l'unité reste là jusqu'au mois d'avril. Les pertes sont faibles jusqu'au 7 mars, qui suite à un violent feu d'artillerie sur le 2ème Bataillon , voit plus de trente soldats tomber dont le Commandant Coignard, chef de ce bataillon.

 

Fin avril, le Régiment quitte enfin la région afin de se reposer avant de reprendre position à Mourmelon durant un mois.

Et, à partir de ce jour, il rejoint, comme près de toutes les junités combattantes de l'Armée française, la région de Verdun.

Du 11 au 15 juin, l'assaut allemand sur l'ouvrage de Thiaumont et alentours est tel que l'unité perd plus de 400 hommes.

Malgré les pertes, le 93ème tient bon. Et la 2ème compagnie de mitrailleuses est citée à l'ordre de l'Armée.

« Sous les ordres du Capitaine De Baissé, du Lieutenant Guibert a et du Sous-Lieutenant Lannou, ayant reçu mission d'aller prendre a position sur le versant opposé d'une crête battue par l'artillerie ennemie, des les premiers pas, eut ses trois officiers blessés, ses 8 pièces enterrées et 45 hommes atteints sur 90. Loin de perdre a courage, les survivants n'ont eu d'autre souci que de déterrer leurs pièces et de se reformer.

A la tombée de la nuit, 4 pièces étaient retrouvées, deux complètement nettoyées et remises en état de tirer, une section complète était organisée sous le commandement du Lieutenant Guibert qui fortement contusionné, était resté à son poste. »

Le Régiment repart en repos puis alterne les périodes, prenant poste dans toute la région: La Woëvre, Châtillon-sous-les-côtes, La Lauffée, Damloup, fort de Vaux, MF3, bois des Caurrières... Tous les plus grands noms de la bataille de Verdun sont connus par les hommes du 93.

Entre-temps, en août, le Régiment fusille un soldat pour multiples désertions. (le seul de mes listes)

Quand Noël arrive, le Régiment quitte la zone pour se reposer mais reviendra bien vite reprendre sa place.

 

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