les pertes des 93 et 293eme RI en 14-18

11 septembre 2016

Pertes du 93ème RI de novembre 1914 à octobre 1915

Novembre 1914, le 93ème est toujours dans la région d’Ovillers-La Boisselle.

Période pendant laquelle, les Allemands attaquèrent plusieurs fois les positions de l’unité. La première, le 8 Novembre, fut brisée par nos feux, les deux autres, les 18 et 19 Novembre, n'eurent pas plus de succès, bien que plus violentes. Les Allemands, en colonnes serrées; au coude à coude, essayèrent de submerger nos tranchées en profitant de l'obscurité, mais ne purent nous gagner un pouce de terrain.

Relevé fin novembre, le Régiment a droit à sa semaine de repos avant de remonter le 28 dans la région de l’Ancre devant Beaumont-Hamel.

«Au point de vue défensif, l'installation était assez complète, mais l’humidité de l'hiver, la nature du sol sur lequel l'écoulement se faisait mal; transformaient tranchées et boyaux en fondrières qu'il fallait vider chaque jour; et encore le plus souvent sans succès. Le ravitaillement et le matériel étaient pris à Mesnil par des corvées qui les transportaient ensuite à nos lignes, distantes de deux à trois kilomètres du village. Aux tranchées, le service se prenait par période de dix jours alternant avec une période de cinq jours de repos, et encore dans ces cinq journées de repos fallait-il habituellement comprendre, deux journées consacrées aux travaux de l'arrière. L'ennemi manifestait peu d'activité; de temps à autre, bombardements nourris, dangereux à cause de l'insuffisance des abris. L'infanterie tiraillait la nuit, faisant parfois des victimes parmi les hommes de corvée, mais en définitive, aucune opération sérieuse de part-et d'autre. (historique)»

 

cantonnement de Mesnil 8 février 1915

                                            Cantonnement du Mesnil, 8 février 1915 (Pièce Annexe du JMO du 93ème RI)

 L’unité passera la fin de l’année sur ces positions et y restera jusqu’au début du mois de février 1915. Les positions tenues par le 93ème se décalent vers Auchonvillers pendant quelques semaines et, mi-mars, 2 des 3 bataillons partent pour Hébuterne, le 3ème restant devant Beaumont en soutien du 137ème RI.

 Dans ce nouveau secteur, l’organisation y serait bien meilleure que celui du Mesnil, favorisée par le terrain. Les ruines d’Hébuterne permettaient d’installer le soutien dont avaient besoin les soldats du 93ème (cuisines, ..).

Jusqu’au début de juin, le secteur restait calme sans grandes opérations que ce soit de la part des Allemands ou de celle des Français. Seules quelques actions de faible importance gardaient à l’esprit que la guerre était toujours présente.

Cette période reste une de celle où les pertes sont faibles (56 dont 6 morts en l’espace de trois mois).

Mais en avril, débutent des travaux de grande ampleur qui amène le Régiment devant la ferme Toutvent début juin. Ferme puissamment organisée par les Allemands.

 

juin 1915 Toutvent Carte de la ferme Toutvent (SHD)

 

Ordre est donné de s’en emparer, et, l’attaque débute le 7 juin au petit matin.

«L'ordre vint de s'en emparer. L'attaque, minutieusement préparée avec l'appui d'une nombreuse artillerie lourde fut fixée, au 7 juin, 5 heures du matin. Le 93° était échelonné suivant le dispositif ci-après : en tête, le 2° bataillon (chef de bataillon Ravel) formant deux vagues, 1° vague (6° et 7° compagnies), 2° vague (5° et 8° compagnies). Seul, ce bataillon devait atteindre l'objectif, fixé au-delà de la ferme, sur lequel il devait se retrancher immédiatement. Le 1° bataillon (chef de bataillon Senneville) devait occuper les tranchées allemandes conquises et le 3° bataillon (chef de bataillon Chicot) prenait la place des troupes d'assaut dans l’ancienne première ligne française. Devant les tranchées de départ, les lignes adverses étaient rapprochées. En arrière de la ferme Toutvent, une dépression assez profonde isolait cette position de la hauteur sur laquelle est bâti le village de Serre, d'où les Allemands avaient des vues sur l'ensemble de nos lignes. Une préparation intense faite par l'artillerie avait démoli les réseaux de fils de fer et gravement endommagé les tranchées et boyaux des Allemands, si bien que ceux-ci, dans leurs premières lignes, se trouvaient presque coupés de leurs lignes arrières.

Le 7 juin, dès 3 heures, l'artillerie allemande, calme jusque-là, entre en action et écrase nos tranchées de départ garnies de troupes. La violence du bombardement s'accroît. A 4 heures 45, devant les premières lignes allemandes, c’est un véritable tir de barrage. Quelques minutes avant 5 heures, l'intensité diminue. A 5 heures, le 2° bataillon, suivi du 1° se précipite en avant malgré le feu de quelques mitrailleuses non démolies. Inoubliable fut ce départ. Dans une atmosphère de poussière et de fumée, les hommes s'élancent résolument, hardiment, les yeux fixés sur l'objectif, la mâchoire serrée, le corps penché en avant, les mains crispées sur l'arme. Ils s'avancent ainsi sur quatre rangs, alignés comme à la parade, la baïonnette menaçante au milieu des crépitements et des éclatements de toutes sortes. L'ennemi, terré dans ses abris pendant le bombardement, cherche vainement à en sortir, mais nos vagues, poursuivant, leur marche, laissent aux troupes de soutien le soin de faire le nettoyage des tranchées et vont s'établir sur les objectifs assignés qu'elles atteignent en vingt minutes. Les prisonniers affluent. Quelques îlots résistent cependant vigoureusement. Le 1° bataillon, obligé en certains points à un véritable siège, les maîtrise après une lutte meurtrière. Le succès est complet. L'ennemi qui s'attendait à l'attaque n'a pu y parer tant elle a été rapide et vigoureusement menée. Un chef de bataillon allemand, prisonnier, s'adressant à un officier français, ne lui cacha point son admiration : « Je n'ai jamais vu, dit-il, d'assaut mené avec une pareille ardeur. Ces troupes sont certainement les meilleures de l'armée française ». Cependant, les Allemands se ressaisirent. Le village de Serre constituait un observatoire de premier ordre et dès l'après-midi du 7, le 93° éprouvait les inconvénients de son voisinage. L'artillerie allemande opérait une concentration de feux rarement dépassée, d'abord sur nos anciennes positions tenues par le 3° bataillon, puis s'acharnait sur l'espace séparant les anciennes, premières lignes, entre lesquelles les boyaux de jonction n'avaient pu être terminés dans la journée du 7. La nuit du 7 au 8 n'amène pas d'accalmie. Corvées de ravitaillement et de matériel prises sous un barrage continuel ne parviennent plus jusqu'à nos nouvelles positions, sur lesquelles, dès l'aube du 8, se concentre le feu de l'artillerie allemande. Nos hommes du 2° bataillon n'ont comme abris que les trous d'obus et les tranchées hâtivement creusées la veille et approfondies pendant la nuit. La chaleur est accablante et l'eau manque. L’artillerie ennemie s'acharne sur nos nouvelles tranchées qu'elle bouleverse, enterrant hommes, armes et munitions.

Beaucoup de fusils, presque toutes les mitrailleuses sont hors d'usage. Le 8 au soir, les munitions commencent à manquer. La nuit n'amène pas le calme. Comme la veille entre les deux anciennes premières lignes, c'est une véritable zone de mort, où le barrage ne s'interrompt pas. Cependant il faut ravitailler.

Héroïquement, inlassablement, les corvées du 3° bataillon s'efforcent de remplir leur tâche. Bien nombreux sont ceux qui tombent sans avoir pu porter à leurs camarades les munitions et les vivres indispensables. Une corvée de huit hommes, portant des munitions à une section de mitrailleuses, fut anéantie par un tir de barrage. Le 10 au soir, l'artillerie ennemie ralentit son activité et dans la nuit du 10 au 11, le régiment est relevé après des souffrances indicibles. Les pertes, faibles pour l'attaque proprement dite, s'étaient considérablement accrues les jours suivants et se montaient au chiffre de 1 100 environ. (historique Cochin)»

Suite à ces combats, le 93ème Régiment d’Infanterie gagnera sa première citation à l’Ordre de la 2ème Armée en les termes suivants :

 « Le 7 juin 1915, devant la ferme de Toutvent, s'est portée à l'attaque avec un entrain superbe. Grâce à l'héroïsme des officiers et de la troupe, a dépassé avec un brio admirable et d'un, seul élan, deux lignes de tranchées, malgré un barrage terrible d'artillerie. »

Le Lieutenant-Colonel Jahan obtenait la citation suivante: « Chef de corps de beaucoup de valeur, qui, par son action personnelle et sa fermeté, a su former un beau régiment, et, au cours de durs combats; obtenu de très beaux résultats et une tenue magnifique de tous. »

Mitrailleur à la Compagnie de mitrailleuses de la 42ème Brigade, le soldat GRELIER Xavier, mon arrière-grand-père, sera blessé pour la deuxième fois le 11 juin 1915.

S’en suit une période plus calme malgré l’activité de l’artillerie allemande, alternant travaux d’organisation et repos. Mais, le 93ème continuera sans relâche le travail jusqu’à sa relève par les soldats Anglais le 21 juillet.

Mis au repos à l'arrière, le 93ème séjourne au sud d’Amiens dans la région de Breteuil, Choqueux, Mesnil-Conteville jusqu’au 13 août. Il est alors embarqué par voie ferrée pour Vitry-le-François et dirigé sur la Champagne. Par étapes, il rejoint les tranchées entre Mesnil-lès-Hurlus et Beauséjour le 27 août.

Le temps se partage entre séjour en tranchées et repos soit dans les villages démolis de la vallée de la Tourbe, soit dans les bivouacs sous-bois, tels que le bivouac de la Voie-Romaine, poursuivant les aménagements.

Ce « repos » prend fin le 24 septembre lorsque le Régiment monte en ligne pour prendre part à la grande offensive de Champagne.

Les troupes sont exhortées au combat par un joli discours du  Colonel SOUVERAIN, commandant la 42ème Brigade :

« Voici venir le jour où la patrie exige de vous un gros effort. Je sais que vous êtes des cœurs généreux et que vous le donnerez sans marchander, faisant, s’il le faut, le sublime sacrifice. Ce n’est plus le moment de vous épargner.                                                                Plus grand sera votre effort aujourd’hui, et moins peut-être vous aurez à le renouveler plus tard.                                                                                                                                                                                                                        Vous vous êtes acquis, au cours de cette campagne, à Maissin, à Chaumont st Quentin et, plus tard, à Hébuterne, une réputation de troupe de premier ordre. Pour la trouée, on vous met à l’égal des régiments les plus réputés de l’Armée française. Vous chargerez aux côtés du XXème Corps qui s’est illustré sur tous les champs de bataille, à Morhange en Belgique, à Carency, etc… Vous aurez à cœur de montrer que votre réputation n’est pas usurpée et vous justifierez la peine confiance que la Patrie met en vous.                                                                                                                                                                                                                     A vous l’honneur de faire la brèche par où passeront ensuite d’autres Corps.Tâchons, dans un vigoureux élan, sinon de mettre complètement le boche hors de France, du moins lui porter un tel coup que les opérations deviendront ensuite des jeux d’enfants.                                                                                                                                                                                                        Vous l’avez vu, le boche abhorré, se jeter dans la Meuse devant vos baïonnettes, vous renouvellerez cet exploit.                                                                                                                                                                                                                  A vous l’honneur, à vous la Gloire, et puissiez-vous dire plus tard dans vos foyers : « j’étais à la grande bataille de 1915. » Pour Dieu et pour la Patrie. « En avant quand même ! » » (pièce annexe 103bis)

Les objectifs donnés par l’ordre d’engagement sont la partie des bois entre les tranchées nouvelles et les tranchées de la ferme de Ripont à l’Est des ouvrages 8305-8407, ces ouvrages inclus.                                                                                                                                          La droite du Régiment partant de l’extrémité Nord du boyau Béziat, marchera par le fortin de la Croix-593-693-9280-9382-9185-9187-8991-8996-cote164-pointe Sud-Est des bois 185 et lisière Est de ces bois. Un élément en arrière de la droite.                                             Liaison par échelon garde-flanc avec le 20ème CA.                                                                                                                                           La gauche du Régiment débouchant du boyau Huet marchera par 488-189-588-boyau des Saxons inclus-9076-bois carré Nord-Ouest de 791-bois allongé Sud-Nord immédiatement à l’Ouest de 8985-8887-8889-8692-8401-9305-8407.

Le matin du 25 septembre, les vagues d'assaut massées dans les tranchées de première ligne, attendaient l'heure du départ. Bien que les fils de fer allemands n’aient pas été touchés par la préparation d’artillerie, le chef de Bataillon ordonne malgré tout la sortie. L’heure de sortie a été modifiée peu de temps auparavant et le 1er Bataillon, non averti, sort 7 mn avant l’heure. Le 3ème, bien qu’au courant, suit quand même le 1er. Mais le délai de sortie entre les deux bataillons est profitable aux adversaires.                                                                                                                                                                                                 L’assaut tourne à l’hécatombe.  Le Commandant Chicot est tué. Le Lieutenant-Colonel Jahan, le Commandant Ravel qui se trouvait à ses côté, le Lieutenant Pernet, officier téléphoniste, un officier du génie, tombent mortellement frappés par un obus.                                         Le Capitaine Poitou-Duplessy (photo en bas à droite) est, quant à lui, porté disparu, son corps ne sera jamais retrouvé.

93 Poitou-Duplessy E photo

« Pendant un quart d'heure, artillerie et mitrailleuses tirent sans relâche. Des fortins Benoît et de la Croix sortent des contre-attaques qui pénètrent dans nos lignes d'où une poignée d'hommes du 2° bataillon soutenus par nos mitrailleuses, les en chasse. Vers midi, l'artillerie se calme, les survivants sont rassemblés et occupent les tranchées de départ. Du 1° bataillon, il ne reste que quelques hommes avec le chef de bataillon Chatel arrêtés dès le départ par les mitrailleuses allemandes. Du 3°, il ne reste pas 200 hommes. Enfin le 2°, demeuré en réserve, a subi de sérieuses pertes sous le feu de l'artillerie ennemie. Certains éléments du 1° bataillon tiennent encore dans les lignes allemandes. Le sergent Prolat conserve, pendant 24 heures, une tranchée qu'il ne doit abandonner que faute de renfort et peut, à la faveur de là nuit, regagner nos lignes. Les pertes nécessitent une réorganisation immédiate. Le 26 septembre, le régiment revient à la Truie où le chef de bataillon Lafouge, qui vient d'arriver, en prend le commandement. »                                                                                                             L’assaut du 25 a été préjudiciable au 93ème Régiment qui perd près de 1000 hommes ce jour-là.                                                                                                                                      Et la fin du mois de septembre voit encore une centaine d’hommes augmenter les pertes de l’unité.                                                                                                                                   Fin septembre, le Régiment est porté à l’Ouest sur la région du Trapèze. Zone prête à tomber, l’Etat-Major programme une attaque de diversion pour le 6 octobre. A peine remis de la grande offensive du 25 septembre, le 93ème se prépare de nouveau au combat. Les troupes suivantes seront à la disposition de la 42ème Brigade pour mener l’assaut qui doit débuter à 5 heures par l’explosion d’une mine chargée de 27000kgs d’explosifs dans les lignes allemandes :

1 bataillon du 65ème

2 Cies du 93ème (Lt PERRET)

2 Cies du 93ème (Lt TREMANT)

2 Cies du 65ème (Lt GRIMAUD)

2 Cies du 64ème

2 Cies du 137ème (Lt REDIER)

22ème RIT

21ème RIT

Petite particularité pour le jour de l’attaque : afin d’éviter toute confusion, tous les combattants porteront un brassard blanc au bras gauche.

« Le 6 matin, vers 5 heures 15, au moment où les compagnies de tête, terminaient leur mouvement, une petite explosion se fit entendre; il ne sembla pas que ce fut l'explosion attendue. Les compagnies ne partirent, qu'à 5 heures 15 selon l'ordre reçu, franchissant aussi rapidement que possible la distance les séparant de leur point de départ pour l'assaut, puis à un signal donné par l'envol d'une fusée, s'élancèrent dans un nuage de poussière et de fumée, sous un violent bombardement. Le terrain bouleversé ralentissait la vitesse de la marche. Les mitrailleuses allemandes établies au Trapèze et La Courtine s'attendant à notre attaque (20 minutes se sont écoulées depuis l'explosion de la mine) ouvrent un feu croisé et arrêtent l'élan des deux compagnies dont quelques éléments atteignent les tranchées allemandes, mais ne peuvent s'y maintenir. Cette opération nous coûtait, rien que pour les deux compagnies d'assaut : 2 officiers tués, Sous-Lieutenants Monnier et Bourru, 2 blessés, 200 sous-officiers, caporaux et soldats tués, blessés ou disparus. Les débris des 7e et 8e Compagnies furent reportés en réserve dans La Grande-Transversale où la 8e perdit encore 13 hommes sous le feu de l'artillerie ennemie. Pour commander ces deux compagnies, il ne restait plus que des sergents. (historique Cochin)»                                    

Partout, le résultat est un succès : gain de terrain, pertes infligées aux Allemands (100 cadavres et 50 blessés découverts le 8 au Trapèze), butin important…                                                                                                                                                                                               Au fil des jours, les pertes diminuent grâce à la réutilisation des abris allemands et la consolidation du terrain continue malgré  l’action impitoyable de l’artillerie ennemie.

 

 

11 oct 1915 zone du Trapèze

                                                    11 octobre 1915, carte du Trapèze (pièce annexe)

 Les combats dureront jusqu’au 17 octobre, date de la relève par le 137ème RI, après une progression de tous côtés. La période de repos est bienvenue pour ces hommes épuisés qui combattent sans relâche depuis le 25 septembre.

Le repos est bien court car dès le 24, le 3ème Bataillon remonte en ligne en réserve de l’attaque sur la Courtine, suivi le lendemain par le reste du Régiment.

Le 93ème occupait de nouveau les positions des Mamelles et du ravin de la Goutte, secteur de plus en plus soumis aux tirs de barrage et bombardements.

Les 30 et 31, les 2 artilleries laissent libre cours à leurs actions et une attaque allemande sur Tahure et le ravin de la Goutte est enrayée par la nôtre. Le terrain était toujours dans nos mains en cette fin octobre malgré les lourdes pertes.

 

Ci-dessous: les fichiers nominatifs des pertes du 93ème RI de novembre 914 à août 1915.

93_pertes_novembre_14____ao_t_15

93_pertes_septembre_octobre_1915

 

Toute info supplémentaire sera la bienvenue.

 

 

 

 

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04 février 2016

Citations de soldats aux 93-293ème RI

Au fil des recherches, les informations augmentent.

Dans celles-ci, je puise nombre de citations diverses et variées.

Selon les cas, certains soldat se révèlent de vrais héros, sauveurs parfois.

Quelques-uns pourraient être dignes de films américains.

Ci-dessous, vous trouverez une liste non ex-haustive de citations.La liste n'est pas finie, il en manque des dizaines qui s'ajouteront un jour.

Elle ne comprend que les citations obtenues avec le 93 et le 293. Toutes celles que leshommes ont gagnées avec d'autres nités ne sont pas mentionnées ici.

 

Bonne lecture.

 

 

93_293_Citations__liste_nominative

 

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15 novembre 2015

mise à jour

Un an déjà que le blog n'a pas été mis à jour.

J'ai attaqué un travail de fond énorme reprenant les différentes listes que je possède (MPF, prisonniers, évacués, pertes données par l'unité..)

Au total, tous les fichiers mis bout à bout il y avait près de 24000 lignes.

En comparant le tout, j'arrive à trouver des doublons et à étoffer lesdonnées sur le passage de certains soldats dans les 2 unités.

Les infos me permettent de consulter les registres matricules d'une partie d'entre eux.

Concernant mon AGP, grâce à ce travail de titan, j'ai pu trouver les noms de 50 soldats affectés comme lui en octobre 1915 au 293ème RI.
Voilà ci-dessous un aperçu du travail.

 93_pertes_14_16_au_2810

 

Mais le travail est encore énorme et me demandera encore des mois avant de présenter un produit fini.

 

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06 novembre 2014

Pertes d'octobre et novembre 1914

Toujoursdans la "course à la mer", transporté par automobiles jusqu’à Albert (80), le 93ème RI se porte ensuite immédiatement sur La Boisselle (2ème Bataillon) et Ovillers (1er Bataillon) et organise la défensive.

L’ennemi attaque peu après, bousculant un bataillon du 64ème placé en avant puis se dirige sur les positions du 93.

Le 3ème Bataillon, en position à Thiepval subit une grosse cannonade. L’assaut est tel que l’unité entière doit se replier mais se maintient quand même face aux 2 villages cités.

Durant les combats, le commandant Duveau sera grièvement blessé. Sur les quatre hommes portés à son secours, 3 périront et le 4ème sera blessé. Le commandant n’en réchappera pas.

Les pertes pour cette journée sont importantes. Le 93ème se fixera dans cette vallée de l’Ancre dans une zone comprise entre les villages de Ovillers, La Boisselle, Authuille pour, comme les autres unité, débuter cette nouvelle partie de la Grande Guerre dite  « guerre de position ».

Le lendemain, le Régiment reprend l’attaque sur Ovillers et La Boisselle sans réussite malgré une progression de la 9ème Compagnie qui arrive à 50 mètres des barricades allemandes.

Le Régiment continuera les assauts jusqu’au 2 octobre sans succès.

Le 6, un bataillon reprend une partie du bois d’Authuille perdu la veille par le 62ème RI.

Le 10, un bataillon est porté sur Bécourt-Fricourt.

La semaine suivante deviendra plus calme, ponctuée de petites attaques et de patrouilles mais l’ennemi restera maître de La Boisselle. Mais du 18 au 20, de nouveau, les Français reprennent l’offensive sur La Boisselle. Rien n’y fait et les Allemands ne sont toujours pas délogés.

Durant cette période, commence les nouvelles facettes de la guerre : attaque par-dessus (artillerie de tranchée) ou par-dessous (guerre des mines)

Les semaines d’après, la zone est plus calme. Harassé et en manque d’effectif, le 93ème RI ne fera pas beaucoup plus que de petites incursions en terrain adverse afin de jauger les capacités adverses.

A la mi-novembre, plus de 500 recrues de la classe 1914 rejoint le château d’Aveluy. Ce détachement est bénéfique pour combler les manques subis depuis 1 mois et demi et soulager les soldats fatigués par des semaines de combat et de travaux.

En quelques semaines, les pertes de l’unité sont de 400 soldats tués, blessés ou disparus.

Et l'hiver est arrivé.... Le 1er hiver de guerre pour les bélligérants avec son lot de désagréments pour les soldats en ligne.

 

93_pertes_1914_09_Ovillers

 

 

 

 

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25 septembre 2014

Pertes diverses d'août à octobre 1914

Depuis la déclaration de guerre le 2 août 1914, le 93ème Régiment d’nfanterie a parcouru de nombreux kilomètres,93 Michaud G-F tombe

allant jusqu’en Belgique, puis refluant avec les autres unités françaises face à la pression allemande pour se stabiliser sur la Marne en septembre. (àdroite, photo de la tombe de Michaud Georges, porté disparu car inhumé sur le terrain, et dont le corps a été retrouvé en 1916 à Fère Champenoise)

Revigorées par la victoire sur la Marne, les Armées françaises reprennent l’offensive, tentant de déborder les Allemands par des manœuvres  tournantes : c’est la « Course à la mer ».

Le 93ème, par ces bonds successifs finit par arriver fin septembre dans la Somme et se fixe autour du village de La Boisselle, région où il restera jusqu’en novembre.

Pendant toutes ces journées de combat, les officiers d’état-civil font de leur mieux pour tenir à jour les registres de pertes de leurs unités quotidiennement.

Malheureusement, le flou et l’incertitude entourent nombre tous ces évènements.

Le 5 octobre 1914, durant une des rares journées de repos dont peut profiter le Régiment, celui-ci se reconstitue et l’état des pertes se fait plus précis et nombre de soldats sont portés finalement disparus : prisonniers, blessés évacués ou morts sans que la date réelle ne soit connue.

L’officier note même le cas particulier des renforts dont on ne sait rien : « Les hommes partis de La Roche le 28 août au 1er dépôt sont disparus du 30 août au 5 octobre (date de la reconstitution du Régiment) sans qu'on ait pu savoir ce qu'ils étaient devenus et à quelle compagnie ils avaient été affectés. »

 

Au final, sur les 281 soldats portés disparus au cours de cette période,  88 auront trouvé la mort dont 72 au cours des combats.

Pour les autres, certains seront faits prisonniers par les Allemands.

Difficile dans ces conditions d’avoir un registre correctement à jour.

 

93_pertes_aout_octobre_1914

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05 septembre 2014

PENAUD, l'exemple des difficultés de recherche

Lors des recherches, les infos collectées diffèrent selon les sources.

Dans les registres du 93ème RI, on trouve un relevé des pertes par jour et compagnie bien établi (tués, blessés, disparus).

Los de la bataille de Maissin, le régiment de la Roche s/ Yon raporte que le soldat Penaud Célestin, Jean, Pascal de la 9ème Compagnie est blessé le 22 aout 1914.

Ce nom n'apparaît pourtant pas dans les listes de soldats entrés dans les ambulances voisines.

Contacté par un descendant de ce soldat, j'apprends que cet homme est décédé ce jour-là.

Effectivement, sa fiche Mémoire des Hommes correspond ainsi que le registre matricule.

De plus, récemment, la mise en ligne des archives de la Croix-rouge révèlent que cet homme était inhumé à Maissin sur un listing fait en novembre 1914.

Depuis, aucune trace de tombe ne subsiste à son nom.

Où a-t'il été inhumé ensuite? Mystère.

Pourquooi l'unité l'a déclaré blessé alors qu'il est mort?

Erreur de jugement de ceux qui on fait la déclaration? Erreur d'criture de l'officier en charge du registre?

Merci à son descendant de m'avoir contacté.

Je n'ai malheureusement pu vous répondre cause erreur de mail mais vous voulez me re-contacter à nouveau, pas de soucis.

 

Ce cas illustre bien les difficultés dans les recherches. De nombreuses erreurs qui se retrouvent dans les archives et font avancer du mauvais côté.

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29 juin 2014

La course à la mer

Dès le 10 septembre 1914, ayant vaincu les Allemands lors de la bataille de la Marne, les Armées françaises reprennent l’offensive.

A l’instar des autres unités, et malgré des lourdes pertes, le 93ème RI repart lui aussi vers l’avant.

Dès le début, l’unité libère de nombreux blessés français à Lenharrée, capturant nombre d’Allemands et une forte quantité d’armes et munitions ennemies.

C’est le début de la « course à la mer ». La marche en avant se poursuit par Châlons, Récy, Vadenay  puis la ferme St Hilaire et bivouaque dans le camp de Châlons. Le 15, elle traverse le camp sous le feu de l’artillerie adverse. Pour atteindre Mourmelon la 18 au matin.

De Mourmelon, le Régiment rejoint Cormontreuil (près de Reims) en automobiles. Il y est rejoint par un renfort bienfaiteur de près de 1000 hommes venus du dépôt.

Mais c'est aussi dans cette zone que les pertes de cette "course à la mer" seront le plus importantes.  L'unité  traversera Challerange, là où elle a débarqué un peu  plus d'un mois plus tôt.

Les positions sont tenues 3 jours avant la relève. Puis de nouveau, par étapes,  il faut monter plus au Nord pour être embarqué en train dans la forêt de Compiègne.

Pour finalement atteindre Albert le 28. Région de la Somme où l’unité restera pendant des mois.

Durant cette période, les pertes relevées par l’unité restent faibles : quelques soldats tués et une centaine de blessés seulement (pourrait-on dire).

 

93_pertes_1914_09__Mourmelon

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27 mai 2014

pertes lors de la 1ère Bataille de la Marne

Après les douloureux combats de la ferme St Quentin, le 93ème RI, comme toutes les unités françaises, recule en ordre dispersé devant l’ennemi.

Le repli s’effectue par Pont-Faverger, Beine, les Grandes Loges, Aulnay jusqu’à Lenharée où l’unité arrive le 5 septembre au soir.

Le 6, il se regroupe autour de Fère Champenoise qu’il doit tenir coûte que coûte. Les compagnies sont postées de Connantray à Fère. Puis  une partie du Bataillon Jahan se porte sur Ecury-le-repos en soutien du 64ème RI afin de repousser les Allemands. Le combat est bref mais très intense et meurtrier pour les soldats de ce Bataillon.

Malgré l’aide du 293ème RI, la tentative de reprise d’Ecury se solde par un échec faute de soutien d’artillerie.

Le 8 dans la nuit, les Allemands reprennent l’offensive. Un sergent du Régiment rapporte les faits comme suit :

« A 3h45, une colonne très dense que j’évalue à 2 compagnies environ comme force, déboule en trombe du bois qui se trouve près de moi. Cris de « France, Kamerads », bientôt transformés en « Hurrah ». Je déclenche un feu à répétition très nourri. Les Allemands tombent en masse mais la colonne avance toujours. Dans l’espace de 20 secondes, ils sont sur moi et, tournant la gauche de ma tranchée, cernent ma section. Un violent combat à la baïonnette s’engage mais presque tous mes hommes tombent transpercés. Je ne dois mon salut qu’à mon révolver avec lequel, à bout portant, je démolis le soldat allemand qui s’avance sur moi la baïonnette haute ; son coup a dévié, j’en suis quitte pour une égratignure. Il faut sortir de cette tranchée.

A quatre pattes, par-dessus les cadavres, suivi d’une dizaine d’hommes, je réussis à en sortir et me dirige vers l’ennemi, seule issue puisque le chemin en arrière est barré. Le chemin semble libre pour revenir en arrière. Nous gagnons la route que nous trouvons barricadée et garnie de soldats allemands qui sont dans le sens opposé à notre direction. Ne voyant pas d’autre solution, je m’élance et, suivi de mes hommes, nous traversons sans aucune perte cette barrière humaine. Il fait complètement jour. Nous refaisons face en avant, renforcés par une section du Génie désemparée et sans chef. J’en prends le commandement et, à cheval sur la route, en tirailleurs, nous faisons le coup de feu, infligeant de grosses pertes à l’ennemi qui ne dépasse pas la barricade. Electrisés par le son d’un clairon qui joue derrière nous mais au loin nous nous avançons à la baïonnette, mais ne pouvons aller bien loin car la mitraille fauche une grande partie de nos hommes. Je reçois une balle qui me traverse le lobe de l’oreille gauche et désorienté, sentant que je fais un sacrifice inutile puisqu’aucun renfort n’arrive, j’ordonne de battre en retraite. C’est malheureusement la fuite précipitée dans laquelle beaucoup d’hommes tombent encore.

Je fais encore 400 mètres en arrière sans rencontrer un seul élément constitué. J’arrive près de la Compagnie Hors Rang et rendant compte au porte-drapeau de la situation, lui dis de se replier. Le mouvement se fait malheureusement en désordre.

Beaucoup tombent. Le drapeau passé de mains en mains est cependant sauvé. Les balles crépitent de tous côtés. Il semble qu’on est cerné. Quelques centaines de mètres plus loin, je rencontre le Colonel blessé qui me donne l’ordre de rassembler les éléments épars du Régiment et de me reporter en avant, puis changeant soudain d’idée, voyant probablement que je n’avais pas assez d’hommes en main (à peine une demi-compagnie), me dit de me replier. C’est alors la débandade, la tourmente.

Rencontrant quelques instants plus tard le Capitaine DUVEAU (il doit être 8h environ), nous marchons côte à côte, nous demandant ce que nous devions faire, nous apercevons beaucoup d’hommes sur notre passage, nous suivent et en arrivant sur la route de Fère-Champenoise à Connantray. »

Cerné de toutes parts, le Drapeau du 93ème RI est malgré tout sauvé. Malheureusement, son chef, le Colonel HETET succombera des blessures causées par les balles ennemies.

Le 9, le 93ème RI se rassemble entre Connantre et Corroya afin d’être reformé.

 

Mais le but est atteint : les Allemands ont été stoppés sur la Marne et commencent leur retraite.

Et, dès le 10, le 93ème RI reprend l’offensive et court à la poursuite de l’ennemi via Lenharée jusqu’à Châlons sur Marne et Mourmelon.

Le décompte des victimes est impressionnant. Plus de 800 soldats du Régiment tomberont sous l’assaut allemand dont environ 200 ne se relèveront jamais.

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                                                                                                                                                                 Tombe du colonel Hétet à Fère Champenoise (51)

93 Hetet A-G tombe

La plupart des soldats tombés lors de cette bataille seront inhumés sur place. Les corps seront relevés en avril 1916 par la IVème Armée puis regroupés dans les cimetières militaires autour de Fère Champenoise.

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Ce dernier listing a été tiré des relevés faits par la IVème Armée et donne une topo des combats du 93ème ainsi que du 293ème RI.

 

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08 mai 2014

25/28 août 1914: pertes du 93ème RI lors de la Bataille de Chaumont St Quentin

Affaibli par la bataille de Maissin en Belgique, le 93ème RI reflue vers la France comme toutes les unités françaises devant la poussée allemande.

Après avoir repassé la Meuse, le Régiment se fixe dans la région de Noyers et le bois de la Marfée dans les Ardennes le 25 août 1914.

Profitant du répit, des tranchées de fortune sont creusées.

La météo n’arrange pas les choses et, dans la nuit du 26 au 27, des orages et une pluie diluvienne détrempent les champs dans lesquels les soldats se reposent. La fusillade reste pourtant ininterrompue.

Le 27 août, débouchant de la Meuse, les Allemands montent à l’assaut de la crête 346-Noyers.

Le 93ème RI tient les positions entre le bois de la Marfée, la ferme St Quentin et le ravin de Thélonne.

Des bribes d'unités disloquées (dont son régiment frère, le 293ème) prennent position avec les soldats du 93ème et combattent à leurs côtés.

Le feu intensif couche nombre de soldats français qui résistent plus bas (crête 321) en repoussant un bataillon ennemi. Mais en fin de journée, les officiers ordonnent malgré tout le repli, les unités voisines ayant déjà opéré le leur.

Les pertes sont là encore très importantes. Nombre d’officiers sont mis hors de combat : 5 capitaines sont blessés et un décèdera, le commandant Lequeux sera touché mortellement.

Dans la foulée, la journée du 28 se poursuit par une marche de retraite sans être engagé.

En quatre jours, le Régiment subira encore de sévères pertes sans avoir été remis entièrement sur pied suite aux combats en Belgique.

Près de 800 hommes, tous grades confondus, seront  mis hors de combat durant les combats de Chaumont St Quentin.

40 de ces braves sont inhumés dans la Nécropole Nationale "La Marfée". De même, une vingtaine de soldats du 293ème reposent dans cette même nécropole.

 

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25 mars 2014

Pertes du 93ème RI à Maissin le 22/08/1914

22 août 1914, jour noir pour l'Armée française. Les pertes ont été très importantes.

Comme tous les autres régiments engagés en Belgique, le 93ème RI a subi de plein fouet l'assaut allemand. Il était fait mentionde plus de 500 pertes.

Après de longues recherches, recoupant les listes de soldats blessés ou malades du SAMHA de Limoges, les listes de prisonniers de la Gazette des Ardennes, les registres d'Etat-civil du régiment et autres sites spécialisés, il ne manquait que la liste officielle des pertes rédigée par l'unité.

Chose faite depuis quelques semaines après des mois de recherches dans les différentes archives, cette liste m'a amené à une liste quasi-exhaustive des pertes du régiment.

Au résultat, on obtient : 586 pertes pour le 93ème RI.

89 soldats sont tués à l'ennemi,

89 décèdent de blessures de guerre,

366 soldats sont blessés dont mon aïeul,

37 sont portés disparus (dont 2 décèderont pourtant lors de la bataille de la Marne)

Parmi ces disparus, 10 (au moins) sont faits prisonniers à l'amulance 2 du 11ème Corps, située au couvent des Abys sur la commune de Beth (B).

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